9 avr. 2008

Initiation veloski - 5-6 avril 2008

Week-end VELOSKI EN VANOISE
> 5-6 Avril 2008 <

Récit de l'organisation intégrale d'un week-end véloski ! 1 mois de débat, cogitation, réflexion, analyse, topotage ...


05 Mars
, discussion avec Seb et Julie, suite à un repas -un peu trop- arrosé :

-‘Donc on fixe le we du 04 Avril pour l’initiation, ça vous va?’
-hésitation notable ‘Mmmm……Ok, ok, va pour tenter l’aventure, soyons fous !’

C’est dans un mois, ça laisse encore le temps de se débiner, laissons faire….

26 Mars, rencontre de Jérôme à l’AMAP :

-‘Toujours OK pour le we du 05 Avril ?’
-‘Le 5 Avril ? Que se passe-t’il le 05 Avril ?’
-‘Ben si tu sais bien, avec Seb et Julie, … , tout ça …. Ça va être trop la classe !’
-‘Ah…. Euh… Oui oui ! On voit la météo et on se tient au courant !’

Oh purée ! J’avais oublié cette histoire moi ! Ouaip, enfin y’a le temps, on verra bien la semaine prochaine…..

1er Avril, premier d’une longue série de mail sur l’organisation du prochain we :

-‘Nous vous proposons donc un we en Vanoise, avec au programme un lever à 5h30, une montée au refuge de la Dent Parrachée le samedi, l’ascension de la Dent le dimanche, et retour à Grenoble dans la foulée’.
-‘Euh….. Vous êtes sûrs ???? C’est pas un Poisson d’Avril ?? Non parce-que vous avez lu Skitour ? Ah bon, vous lisez pas… (Private joke)
- ‘Non, parce-que bon, le samedi il fait beau, alors se lever à 5h pour monter au refuge, bof… Surtout que le dimanche, la météo n’a pas l’air top’
-‘Oui mais bon. Si on y va en train/vélo, on change d’approche, on prend son temps, et on sera très bien à la terrasse du refuge le samedi. Tu verras le véloski c’est trop classe, c’est super facile pour aller à Modane, et c’est l’occasion de faire une initiation !’
-‘Mmmm……..Et à 5 dans le train avec les vélos, ça le fait ?’
-‘Pas de problème ! La place c’est dans la tête ! On te montrera, c’est hyper simple !’

Je passe toutes les autres tentatives de débinage, la conclusion est la suivante :

-‘RDV vendredi à 16h50 à la gare de Grenoble. Arrivée Modane à 19h16. 900m de D+ pour atteindre le refuge de l’Orgère situé à 1930m (montée en vélo ou ski selon enneigement).

Samedi : boucle par le col de Chavière et le col d’Aussois pour rejoindre le refuge de la Dent Parrachée.

Dimanche : Ascension de la Dent Parrachée par la brèche de la Loza, puis col de la Masse pour rejoindre la vallée d’à côté et les vélos. Retour à Grenoble.’

-‘Bon ben d’accord, à vendredi alors’.

Je passe les 50 mails envoyés aux copines : ‘Non mais vous vous rendez compte 900m de D+ le vendredi soir, j’vais jamais y arriver ! Et puis on va rater le train ! Holalala, je suis stressée je crois !!’

Vendredi 04 Avril :

Vous m’excuserez pour ce récit un peu trop ‘chronologique’, mais parfois il faut un peu de rigueur pour bien comprendre comment une situation prévue, organisée et réfléchie, commence petit à petit à vous échapper complètement….

16h20 au boulot :

-‘J’me casse c’est le we ! Holalala, je suis stressée !’

16h35 à la maison :

-‘Allô ! Salut c’est Jérôme. Alors mon train pour rentrer de Moirans a été annulé, donc j’arrive dans 5 min seulement à la gare. Vous pourrez me passer vite fait mon billet de TER, je file chez moi et j’essaie d’avoir le train de 17h05. Puis sinon je vous rejoins plus tard’.

Ah… Bon…. Donc on sera 4 ce soir… Merde c’est pas lui qu’a l’apéro au moins ? :-)

16h50 à la gare de Grenoble :

-‘Allô ! Salut c’est Juju. Euh comment dire…. On est en retard….’
-‘Ok, vous arrivez dans combien de temps, 5 min ?’
-‘…..On est encore à la maison….’
-‘Quoi ? J’entends rien !’
-‘…..On est encore à la maison….’
-‘ ?????????????????????????????????? Pardon ???’
- 'Oui mais pas de panique, on part tout de suite, on vous rejoint à Gières Université ! A tout' !'


17h15 à la gare de Gières :

-‘Allô Julie ? Dites, je vous ai pas vus monter dans le train, mais vous y êtes bien non ?’
-‘Euhh……..’

Ah ben non, ils n’y sont pas, puisqu’ils sont sur le quai d’en face en train de nous faire des grands signes !

18h à la gare de Chambéry :

-‘Je comprends pas, je viens de demander à la contrôleuse, et elle me dit qu’il n’y a pas de train pour Modane à cette heure-ci’

-‘Mais pourtant Seb et toi vous aviez bien regardé les horaires ?’

-‘ben oui…je comprends pas’

L’explication est pourtant simple : c’est à Montmélian qu’il fallait descendre, et non à Chambéry, pour que les horaires correspondent bien ! Et le prochain train est à 21h30 !

Et c’est à ce moment précis que j’ai commencé à croire au fameux Dieu des véloskieurs (tiens, Word ne connaît pas ce mot !) : ‘oui, la vie de véloskieur est rude et parsemée d’embûches, mais si tu te bats, que tu subis toutes les épreuves, que tu réussis malgré le poids du vélo, des sacoches et des skis à courir dans les escaliers te permettant d’accéder au quai d’en face (le train arrivant toujours sur le quai d’en face…), que tu arrives à caser 5 vélos surchargés dans un petit espace à vélo prévu pour 3 vélos, tout en laissant un espace de libre pour que le contrôleur puisse accéder au micro annonçant le retard du train, alors tu peux compter sur moi, le Dieu des véloskieurs, pour te soutenir dans ce combat juste et sans limite !’

Et effectivement, le train Chambéry-Modane annonçant un retard de 30 min, nous avons pu l’attraper à Chambéry : c’est un signe infaillible non ?

20h05 à la gare de Modane :

Nous sommes arrivés, le jour commence à tomber, le froid à se faire un peu sentir, mais le plus dur est fait : je peux déstressser !

Et effectivement, une fois sur le vélo, on est bien ! Valfréjus, sur le versant d’en face, nous offre même un feu d’artifice et une descente aux flambeaux, quel accueil !


22h30 au refuge de l’Orgère :

Après 300m de D+ à vélo, la route se transforme en une piste raide : impossible de continuer avec les vélos chargés. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : la neige n’est toujours pas là, malgré les 1350m d’altitude. Nous accrochons les vélos à un arbre, sous une bâche, chargeons les skis, chaussures et tout le bordel sur le sac, et c’est parti pour une montée sportive à pied dans la forêt : efficace vu la pente ! A 1850m, nous sortons de la forêt et traversons le hameau de l’Orgère et ses magnifiques maisons en pierre. Le ciel est tout étoilé, et la neige fait son apparition : on peut enfin chausser ! Vincent va pouvoir réaliser son rêve : faire du ski en short ! Puisque nous sommes toujours en tenue de vélo et qu’il ne reste que 100m pour atteindre le refuge, on ne va tout de même pas se changer ! Puis c’est quand même pas comme s’il faisait nuit et froid.



Explosion de joie en arrivant au refuge :

-‘Wahoo, c’est trop génial, c’est grand et puis on est tout seuls !’
-‘Trop la classe ce refuge, puis y’a de l’eau dehors ! Et puis du gaz ! Qui a le pinard ?’
-‘Youpi l’apéro !! (Petite précision : Vincent ne s’étant pas encore complètement remis de la privation de bière qu’il a malencontreusement subie suite à l’absence des responsables ‘apéro’ du jour, merci de ne pas aborder ce sujet délicat devant lui) ! Les dortoirs ont l’air trop bien ! ….Silence embarrassé …. Euh oui, bonsoir monsieur….S’cusez-nous…’

Nous ne saurons sans doute jamais qui nous avons réveillé en arrivant au refuge à cette heure tardive, puisque nos horaires décalés empêcheront nos routes de se croiser, mais excusez-nous messieurs pour le dérangement… La joie incontrôlée des jeunes aventuriers, sans doute ….

Au menu du soir : soupe, semoule et saucisses de Morteau, le tout accompagné d’un vin de Blaye ! Ben oui c’est comme ça, des fois on ne trouve que des saucisses de Morteau et pas de diots, pas la peine de nous regarder de travers parce que c’est pas très local !

Et enfin, à minuit, on peut aller se coucher pour se remettre de nos émotions, en se demandant ce qui nous attend pour le lendemain….


Samedi 05 Avril :

C’est pas de ma faute, c’est Seb ! Il m’a dit le changement d’approche c’est comme ça, il faut prendre son temps ! Alors moi je raconte, je raconte, je prends mon temps !

Lever matinal, à 6h, pour avoir bien le temps de manger ses tartines beurre/confiture. Surtout qu’on est que 3 pour manger le petit dèj pour 5, donc faut plus de temps. La journée s’annonce bien ensoleillée. A 7h15 nous voilà partis pour notre aventure du jour, en direction du Col de Chavière. Après 300m de montée sur une pente un peu raide, avec nos couteaux rassurants, la pente se radoucit. Un troupeau d’une dizaine de chamois nous précède, plus adroits et rapides que nous ! Nous dépassons la splendide Aiguille de Doran, et continuons notre longue marche vers le col. C’est qu’il y en a de la distance ! Mais nous sommes seuls dans le vallon, il fait beau, et Seb me chuchote à l’oreille que nous ne sommes pas pressés.




Nous croisons un randonneur solitaire au col, qui arrive du vallon de Pralognan. Quel scandale : pas moyen d’être tranquille en montagne !



Surprise à la descente, la poudreuse est bien là ! C’est vrai que c’est une descente Nord, mais tout de même, nous n’en espérions pas tant !

La descente est donc bien appréciée, un peu trop courte à notre goût…


Ensuite c’est un grand plat face au Mont-Blanc qui nous attend, puis la remontée jusqu’au col d’Aussois et la Pointe de l’Observatoire, à 3100m d’altitude. Heureusement qu’on commençait à fatiguer et à avancer lentement, ça a laissé le temps à la neige de reprendre tranquillement une consistance plus douillette pour notre descente en versant sud.

Le vent nous empêchant de profiter d’une pause pique-nique pourtant bien méritée, nous décidons d’aller visiter le refuge du Fond d’Aussois. Le gardien-guide (Tim) est de promenade avec un groupe, c’est donc la gardienne-stagiaire qui nous accueille, arrivée le matin même pour le we. L’odeur des gâteaux frais nous chatouillant le nez, nous proposons tout naturellement nos services pour tester et valider la recette avant le service des clients du soir, peut-être pointilleux ? Merci encore de nous avoir cédé 2 tranches de ce gâteau à l’ananas, délicatement trempé dans le café, c’était un régal !

Bon c’est pas le tout, mais faut songer à remonter au refuge de la Dent Parrachée maintenant, on va voir si Seb et Julie sont arrivés !

Allez, ne laissons pas durer indéfiniment le suspens : Seb et Julie sont bien arrivés au refuge, mais à 19h40, alors que nous ne les attendions plus ! En plus de leur fatigue après leur périple de plus de 2000m de D+, ils devront subir toute la soirée (et peut-être leur vie durant !) les moqueries de Franck, le gardien de la Dent Parrachée : ‘ils sont où ceux qui font la traversée de la Vanoise avec leur carte Michelin ?’




Quant à nous, nous passerons une excellente soirée au refuge, où nous retrouvons les 5 copains arrivant d’Aussois. Nous aurons le temps de profiter de la terrasse ensoleillée avec vue sur le col de la Masse, étape du lendemain, et surtout d’écouter les innombrables et totalement improbables (mais vraies ?!) histoires de Franck, dont nous attendons avec impatience la publication !


Seb, c’était trop fort ton coup des suisses au refuge (on a tout notre teeeemps) ! Racontes comment tu as fait ???

Dimanche 06 Avril :

Comme prévu, la météo :
grand-soleil-avec-un-indice-de-confiance-de-3-sur-une
-échelle-de-5
est pourrie (ou plutôt différente dixit Franck le gardien) : beaucoup de vent, de la neige : on peut aller se recoucher, cool ! Tant pis, on reviendra pour la dent Parrachée.

A 9h, devant l’accalmie évidente, nous nous décidons à partir. D’abord emmitouflés dans nos gore tex, puis en polaire, et enfin en tee-shirt, nous entamons la montée vers le col de la Masse. Nous ne trouvons aucun chamois dans le SAC (Spot à Chamois) de Seb, mais un beau gypaète nous survole peu de temps après. Pendant que nous nous acheminons pas à pas (j’en fais trop là ?) vers notre objectif du jour, le groupe de Tim (vous avez suivi ? c’est le gardien du Fond d’Aussois) fait voler la poudreuse devant nous, et les nuages se dissipent pour laisser place à un grand soleil.


Au col de la Masse nos chemins se séparent : un groupe redescend vers Aussois (je suis sûre qu’elle était même pas si poudreuse la poudreuse en fait !....), tandis que nous basculons sur le versant ouest pour rejoindre nos chères bicyclettes. Décidément il n’y a jamais personne dans ce vallon, juste quelques chamois égarés ! Le début de la descente est en neige dure, la fin en moquette bien agréable. Le slalom entre les arbustes et les sapins est bien sympathique, c’est cool le ski !

Nous repérons un gros rocher qui ferait une table de pique-nique idéale. Ça tombe bien Seb et Julie ont l’apéro avec eux cette fois : bières/pistaches, ça le fait bien dans ce cadre!



Eux sont montés par la 2e route, celle du Col. Nous repartons donc chacun vers nos vélos, avec l’espoir (insensé J ) de se retrouver à Modane.

Les maisons en pierre sont belles aussi, de jour ! La descente à pied est rapide, mais se rappellera à notre bon souvenir les jours suivants (Aïe les cuisses !!). Nos vélos sont toujours sagement accrochés, et c’est avec plaisir que nous les retrouvons, histoire de nous décharger le dos. C’est trop bon de tout poser, de se rafraîchir à la fontaine du village, et de se mettre en short !


Les manip’ d’accrochage de skis et de sacs sont bien maîtrisées après l’entraînement de vendredi : les chasseurs du village sont impressionnés !


A 15h30 nous sommes attablés à la terrasse de Modane, à attendre les 2 retardataires, dont Seb avec son nouveau jouet (son tricycle) et sa remorque. Heureusement qu’il y a du soleil, parce que Modane pourrait bien être une ville déprimante sinon !





A 16h24 nous sommes dans le train, en route pour Grenoble. Pas de problème pour caser les vélos, on a droit à un beau TER tout neuf avec plein de place pour les vélos ! Puis le dimanche y’a moins de monde que le vendredi, pas de doute ! Nos descendons bien sagement à Montmélian pour le changement.


Il y a ¾ d’heure d’attente avant le prochain train, mais on a tout notre temps ! Vincent s’amuse comme un fou avec le tricycle de Seb (Etonnant, lui qui déteste le vélo). Il se verra donc réprimandé par le contrôleur SNCF, via le haut parleur : ‘pas le droit de faire du vélo dans l’enceinte de la gare’ !!!

Monsieur le contrôleur, c’est pas comme si on était tout seuls à Montmélian avec ¾ d’h d’attente et pas l’ombre d’un bar ou d’un journal à dévorer, personne autour, et un joli espace parfait pour tourner en rond avec le tricycle de Seb !!! Non mais quand même, on dérange qui là ? Puis tu peux pas te déplacer au lieu de nous parler par haut-parleur ??!

Le train pour Grenoble arrive : pas vraiment de place pour 5 vélos dans l’espace prévu à cet effet, tant pis on se répartit entre 2 entrées. Avec Vincent on choisit la mauvaise, celle du contrôleur : ‘vous êtes vraiment des faux sportifs, vous devriez plutôt rentrer à Grenoble à vélo’ !!!!!!!!!!

A 19h15, nous voici de retour au point de départ. On arrive même à traverser les voies en suivant des contrôleurs, ce qui nous évite la problématique ‘descente-remontée’ de l’escalier avec le bazar !

Voici donc le looooooooooong récit d’un premier we en véloski. (bravo à ceux qui ont atteint la fin !)

En conclusion :

>> le véloski ce n’est pas toujours facile, il faut du temps, il faut bien choisir sa course (et ses amis :))) :lol: ...). Peut-être que pour les 300m de D+ sur le vélo, ça ne valait pas la peine et qu’à pied ça aurait été aussi bien, sans le tracas du vélo dans le train.

>> le train c’est tellement bien, que maintenant que j’ai les horaires, j’ai décidé d’aller travailler à Montmélian !


Récit : Amanda

10 mars 2008

Journée tractage à Chamechaude

Comme annoncé ici, les skieurs été conviés ce dimanche à faire don de leur force de tractage (et il en fallait, pour tirer dré dans l'pentu !) pour permettre à Nat' de faire une belle descente sur l'emblématique Chamechaude. Et les véloskieurs étaient de la partie ... !
Départ à 8h du "pont Playmobile" pour Jérome et moi, un peu plus tard (de combien ? grosse interrogation !) pour Seb et Julie, qui, électrifiés, nous rattrapent du coté du Sappey. Après un carambolage entre les deux zigs qui oblige le génial mécano à redresser un garde-boue tordu, ils nous larguent rapidement ... ainsi que pas mal d'autres tracteurs, plus rapides ... mais motorisés, les bougres !
Sur la montée à Chamechaude, j'ai pas grand chose à dire, si ce n'est que j'aurais bien aimé avoir une pause kitkat un peu plus prolongée avant d'attaquer ! Et que l'organisation des "Nat'tracteurs" était impecc' ... Ils étaient entre 20 et 30 accrochés à deux cordes, et, qui tel le rhinocéros laineux poursuivi par les affreux cro-magnons des vieux films de Thierry Donard, se sont imposés une cadence de dingue (on a parlé de 600 m/h ...), et le tout en traçant le plus droit possible ! Pour s'en convaincre, y a qu'a aller voir la trace, qui devrait rester un moment (bon, s'il ne neige pas trop ...).
Après un pot surement mémorable pour le bar du Col (merci Nat'n'Co), redescente tranquille vers Grenoble, un chouïa perturbés par des rafales haineuses, pour finalement retrouver la ville et ses bagnoles garées sur les pistes cyclables ...
ha oui, j'oubliais : la neige était bonne !

9 mars 2008

Alpe du Grand (ça) Serre (à quoi)

Samedi 8 mars 2008.

J'ai eu ouïe dire que faire du ski de rando après du vélo, ou devoir rentrer en vélo après du ski de rando, ç'était pénible.
Parceque fatigué,
parceque mauvaises conditions,
parceque fait nuit,
parceque ... etc....

Qu'importe ! Le ski de rando n'est pas une obligation....

Il se trouve qu'aujourd'hui je voulais me faire une session en station pour travailler le "style" en télémark. Le véloskieur se doit d'être beau en plus d'être fort, ce n'est pas le Lansb-Mag qui me contrediras la-dessus...

Et comme l'occasion fait le larron, je profitais de ce que l'ami F allait faire le derby de la Toudray à l'Alpe du Grand Serre pour m'y faire emmener. F enchainnant avec le derby Transcendance de Vaugany le dimanche, il ne rentrait pas sur Grenoble.
Aussi la solution du retour s'imposa naturellement : à vélo. Après une dernière descente à 17H00, le temps de récupérer le vélo, charger le barda, discuter un peu et dire au-revoir, j'étais rendu à Grenoble à 18H45.

Ca paaaassssse ..... et c'est passé.

4 mars 2008

Mobilité douce selon MW

Les véloskieurs sont doucement mobiles...

Mountain Wilderness organise une réunion du groupe de travail Mobilité douce le jeudi 6 mars 2008 à 18 h à la Maison de la nature et de l'environnement de Grenoble.
La mobilité douce selon MW, ça ressemble à ça.

3 mars 2008

Hiver 57

Encore un recommandé à aller chercher à la Poste... Et puis le mauvais temps qui arrive... Décidement, pas le temps d'accorder une journée entière pour skier... Oh bah alors on va prendre vite fait la voiture pour faire un Chamechaude en vitesse....
Et si on réflechissait un peu pour se rendre compte que la voiture n'est pas si rapide que ça par rapport à d'autres moyens de transport plus doux...
La preuve en images et en chiffres.
Et la rencontre à la descente avec le distilleur ambulant stationné à Corenc pour qq jours a merveilleusement complété cette matinée, avec les histoires de l'ancien du Sappey me racontant ses deux saisons (57 et 58) au col de Porte (à l'époque il n'y avait que 2 téléskis) où il s'amusait de voir monter les gars de Grenoble, en vélo, ski embarqués, pour profiter de la neige du col...
Comme quoi, on n'a rien inventé...

Press people: on n'arrête plus les véloskieurs!

Après avoir fait deux télés, après avoir fait la presque une du canard Grenoblois, les véloskieurs vont encore plus loin (oui je sais ça fait pas du tout modeste comme intro, mais c'est rigolo!). Je vous conseille donc de lire le Montagne Magazine du mois du Mars 2008 qui vient de paraitre... On y trouve un excellent Edito, ainsi qu'un excellent article en page 26 écrit par Béa sur un des moyens de "changer d'approche": vous aurez bien sur deviné qu'il s'agit du véloski!

21 févr. 2008

La Drôme adhère...

Ce ouikaine, Kler, Julie, Seb et moi avons consommé "local" !
Train, gîte, troquet et produits bio du coin, voilà une excellente recette pour passer deux bonnes journées tout en participant à l'économie du secteur. Bon, d'accord, le seul souci, c'est l'épicerie de Lus qui était fermée le dimanche aprèm... Pour le reste, nous avons tenu le cahier des charges.
Un départ de Grenoble à 7h57, arrivée à Lus vers 9h45, pain et croissants à la boulangerie du village avant d'attaquer à vélo les 7 kilomètres qui nous séparent de la Jarjatte.


20 minutes de pédalage et nous voilà au gîte, très bien placé au sommet du hameau, bien exposé, chaleureux ; Catherine et Jean-Marc accueillant les visiteurs avec le sourire dans cette nouvelle construction HQE. Nous laissons les vélos et quelques affaires dans un coin après nous être préparés dehors au soleil.

Le départ du jour se fait vers 11h30, skis aux pieds depuis le gîte, en direction du col des Aiguilles.



900 mètres de montée d'abord tranquille puis à peine plus technique et nous débouchons à la frontière départementalo-régionale.
Nous basculons vers les Hautes-Alpes pour remonter ensuite 300m sur Serre longue afin de retourner de l'autre côté par un petit col à peine plus au nord que celui des Aiguilles.

L'expo est SW, la moquette est parfaite, nous sommes seuls au monde dans ce large couloir, l'astre solaire mettant progressivement le feu à la neige.
Arrivés au gîte, les derniers rayons nous permettent de nous étirer presque au chaud sur la terrasse avant la douche purificatrice.
Repas au poil, on a droit à du rab de tout. La journée du lendemain prévoyant d'être longue (Grand Ferrand au programme), nous n'hésitons pas à charger le bide. Du coup, on a tout juste la place d'engloutir (faut bien se forcer !) une part de bon gâteau au chocolat de la patronne malgré une assiette bondée !!!!

Un bon dodo et quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à la même table débordante de vivres. Gavés de la veille, la faim n'est pas vraiment au rendez-vous mais on fait quand même un effort !!!

Et là, le dilemme se pose : y'a 4 km de plat pour commencer. 3 solutions au programme :
-skis sans les peaux
-skis avec les peaux (ça évitera une manip qu'on se dit)
-véloski.

Seb opte pour la troisième option tandis que les 3 autres optons pour la deuxième (vraiment la pire en fait !!!). A vélo, Seb aurait raisonnablement mis 1/4h s'il ne nous avait pas attendu pour parcourir ces 4 kilomètres sur une piste très accrocheuse. En mode skating, on s'en serait tiré pour une demi-heure de fond, mais non, plus c'est long et plus c'est bon alors on garde les peaux. Une heure de balade plus tard, nous voilà au début des hostilités. Seb planque son vélo dans les vernes (avec un cadenas tout de même, on ne sait jamais) et nous attaquons alors la montée vers la cabane.

Ca râle un peu à cause du temps "pourri". En effet, nous sommes dessous le nuage. Cependant, je reste confiant et rassure la troupe en disant que le plafond ne doit pas être très haut et qu'on ne saurait tarder à passer au dessus. Une heure plus tard, avec Seb, nous sommes au soleil, regardant les filles gravir les derniers mètres d'une pente assez raide qui aura nécessité couteaux ou crampons. Mais la route est longue : encore une traversée et une pente raide bon dure.

Rebelote pour les crampons. C'est pas tout, l'objectif n'est toujours pas visible après 3 heures de rando !!! Quand enfin, il l'est, il semble bien loin et le soleil est déjà haut. Que nenni, nous nous rabattons sans mal sur la Tête de vallon Pierra que nous parcourons alors "en traversée bouclante". Le panorama vaut le détour. Les crêtes du Vercors-Jocou-Dévoluy-Ecrins faisant barrière à la mer de nuage arrivant du sud. Pause casse-croûte. Contemplation. Assoupissement. Descente !


La neige est excellente. Julie aligne les courbes telle une grenobloise pure souche, Kler envoie les watt sur fond de ciel bleu et Seb carve à donf en grandes courbes. Le top, c'est que plus bas, le nuage nous a préservé une neige au poil malgré l'heure avancée et un versant sud assez raide.

Alors que la plupart des randonneurs déchaussent à chacun des 4 passages de torrent que la piste du retour traverse, nous faisons fi de telles formalités et n'hésitons pas à mouiller les skis et les chaussures, euphoriques d'une telle descente.

Nous regagnons finalement le plat et ses pistes de fond. On a bien compris qu'il n'était nul besoin de repeauter (on nous la fait pas deux fois...). Seb quant à lui, se retrouve avec un vélo en rab. Comment faire ? Arrimer l'attirail sur le biclou tout de suite ou alors explorer encore un peu plus le concept du véloski ? Ceux qui connaissent l'animal auront vite fait de trouver la bonne réponse !!!

Et c'est sous les regards ébahis des badauds que le loustic file à toute allure vers le goûter !
Enfin, tant que le profil est un minimum descendant parce qu'après, c'est moins commode...
Toutefois, les skis de nouveau attachés sur le vélo, Seb profite d'une neige bien damée pour me tracter et rattraper ainsi les filles parties devant.
De retour à la Jarjatte, le soleil est intermittent et il fait frais sous le nuage... Nous remballons le matos et filons au chaud au troquet à Lus en attendant le TER 85674 de 18h21.

6 chocolats chaud, quelques tartines et 2 monacos plus tard, nous voilà prêts à embarquer, évitant le stress et les embouteillages du retour.

En conclusion, tout s'est déroulé à la perfection (ou tout comme). Un super ouikaine pour 4 heures de voyage seulement A-R, 14 kilomètres de vélo sur place, et un tarif attractif d'une soixantaine d'euros tout compris !

Si vous avez un projet similaire, n'hésitez pas, choisissez le département 26 : même pour une traversée à dos de chameau, la Drôme adhère !!!!!


Sortie réalisée dans le cadre du concours changer d'approche