28 janv. 2008

Zut, j'ai oublié l'appareil photo !

Samedi 26 janvier 2008 : Rochers de Bellefont par les crètes et en boucle.

La baromètre avait pris une crampe pendant la nuit et c'est bloqué sur Grand Beau Sans Vent avec Nuages en Fond de Vallée. La journée ideale pour trainer en montagne. Et aussi valider un nouvel itinéraire d'approche. Toute la bande de véloskieurs étant retenue par leur "obligations respectives", j'étais seul sur ce coup là....

.....et ça tombe bien, il y avait longtemps que je ne m'étais pas appliqué un bon plan débile. J'opte d'emblée pour une approche train-vélo et une rando en boucle : ce sera les Rochers de Bellefont par leurs crètes, en passant par la Dent de Crolles, le col de Bellefont, Perquelin et le col des Ayes.


Pour l'approche :
Train matinal jusqu'à Brignoud (3,8€) et montée en vélo au col du Coq.
Retour à vélo directe sur Grenoble, ça descend tout le temps.

Petit recit sans photo, j'ai oublié de prendre l'appareil :

Montée humide et froide par Craponoz et un bout de chemin en terre, ceci pour éviter la nationale et la ligne droite raide qui démarre la montée au col. Grand soleil à partir du Baure, je ralentis et roule doucement pour me reposer, profiter de la chaleur, de l'ambiance. Je pose le vélo au parking sous le col. Des voitures, pas trop, essentiellement des gens en raquettes. Bizarre, pas de skieurs ?
Ascension (trop) rapide de la dent de Crolles, pas de vent, neige dure de printemps. Je finis par sortir les couteaux, bien utiles pour franchir le pas de l'oeil skis aux pieds....
Je croise un unique skieur-randonneur qui redescend de la Dent.
Traversée par les crètes : pas une trace, personne, degun ! La neige sèche et portante permet aussi bien de monter que de descendre en glissant sur les peaux, presque du ski-nordique. La cheminée du paradis est un peu plus délicate, car de nous trois (sac, skis, moi) un seul passe à la fois. Va falloir définir l'ordre de passage... moi en dernier. En arrivant au col de Bellefont, l'ascension du départ se rappelle à mon bon souvenir. Je skie (enfin !) jusqu'à la source de la cabane. Là je me pose et je me repose.
Descente rigolote et un peu sanglier sur Perquelin suivi d'une remontée tranquille au Col des Ayes, et toujours pas âme qui vive....L'aprés-midi touchant à sa fin, le neige recommence à durcir, du coup je rejoins le parking en trace direct sans déphoquer, comme ça les skis sont prets à être chargés.

Descente ultra-rapide sur Grenoble sur une route bien séche. Même pas froid !

19 janv. 2008

Moucherottski

17 janvier 2008.
Moucherottski, c'est le nom que pourrait porter ce site.... mais il est vrai que c'est le belvédère le plus élévé et le plus proche de la ville. Aussi est-ce une destination facilement accessible en semaine. Inutile de prendre une voiture et perdre une heure en tout à fabriquer du CO² pour ça. Les quelques 18 km entre Grenoble et le parking du tremplin sont facilement avalés sans être un kador du TDF. Inutile d'aller plus haut, avec la nuit, la neige recommence à durcir et la maigre couche à cet endroit porte suffisament. Reste ensuite une grande classique de la rando à ski dans une ambiance nocturne et lumineuse. On se dispensera de la frontale à la montée, et, si on n'est pas trop pressé, à la descente. Le retour en ville, sur une route à peine humide, sèche à partir de la TSV, sera encore l'occasion de jouer du guidon dans les virages, à la poursuite de Joe Bar (qui était retenu ailleurs ce soir là ;-) )...... Une bonne soirée en définitive, retour au lit à minuit, repu, content. A refaire....

14 janv. 2008

Le véloski dans la boiboite !

France 3 a réalisé hier, avec une poignée d'entre nous, un petit reportage sur le déplacement doux en montagne. Laurence de Mountain Wilderness, Jerome, Cyril et moi au Moucherotte, avec montée en bus VFD et liaisons/descente en vélo, c'était hier, et ici en images :

(JT 19/20 Edition Alpes de Dimanche 13, à 2min15')

17 déc. 2007

Véloskiskwaltractage au Moucherotte

En ce samedi 15 Décembre le Moucherotte fut vaincu par une bande d'irréductibles Grenoblois. Partis tôt le matin (9h), Nat en handbike, Bea, Julie, Mickael, Eric et Seb en vélo et François en VFD+vélo, gravirent les pentes de saint Nizier de Moucherotte. Le ciel fut sombre, accompagné d'un froid glacial mais n'entamant, oh jamais, le moral des troupes.



Arrivés à Saint Nizier, double récompenses, le ciel se déchira laissant place à un soleil radieux et un repas gargantuesque leur fut offert au chaud chez Philippe. Une fois rassasiée et réchauffée la meute se mit en place pour tracter Nat. Les filles furent placées devant pour qu'elles puissent monter à leur rythme, même si derrière ça trépignait déjà d'impatience! Le départ de la rando à ski fut donné du jardin de Philippe (la classe). 2H plus tard, les irréductibles Grenoblois (qui n'étaient plus aussi irréductibles que ça) arrivèrent au sommet du Moucherotte dans une lumière déjà déclinante. Séance photos et la descente commença. Nat assura un max sur ce parcours étroit où il n'etait pas facile d'enchaîner de petits virages avec un skwal.

Photo Philippe Descamps

Photo Philippe Descamps

De retour aux vélos, la troupe se dépêcha de plier sacoches pour faire la descente jusqu'à Grenoble dans la demi-obscurité de ce jour (et non de nuit). Il va s'en dire que la handbike fut insuivable en descente (dixit seb) et que le froid fut pénétrant. Et c'est ainsi que tout le monde repartit dans ses pénates, des souvenirs et d'autres projets plein la tête...


A suivre.

Je vous prie de bien vouloir excuser ma prose pas très originale!


13 déc. 2007

Moucherott' n' roll


Un peu désoeuvré ce mercredi soir, je me suis dit:
"Et si j'allais voir un peu du coté du Moucherotte ?".
En disciple appliqué du changement d'approche, je suis parti tester le Tram. Celui qui monte à St-Nizier. Mon billet en poche, je monte en vélo à la station intermédiaire du virage sous la Tour sans Venin, et j'attends. Pas de tram. Bizarre. J'avise le controleur:
"- A quelle heure le tram ?
- Départ immédiat !
- Mais il est où ?
- Ben, faut regarder dans vot' tête, coté gauche, tiroir imagination.
- Hein ? Mais, et mon ticket ?
- Dans votre poche, n'oubliez pas de composter...
- Ben, et vous ?
- Moi, je n'existe pas .... ha, si, c'est un tram à pédales, ne l'oubliez pas."
Il disparaît aussi sec.
Je monte dans le tram, actionne les leviers et c'est parti, ce qui remplace "dans" par "avec" en début de phrase.
C'est bien le tram, ça monte en pente douce et constante, Tac-Tac TacTac.
C'est régulier, l'esprit peut vagabonder, pas de stress, Tac-Tac Tac-Tac.
J'ai le temps de voir les lumières de la ville. Tac-Tac Tac-Tac.
Le brouillard qui descend ou plutôt moi qui monte vers lui, Tac-Tac Tac-Tac.
Et puis, au détour d'un virage, la neige, station intermédaire des Michalons.
Le Tram s'arrète.
"- Tout le monde descend, terminus"
- Ben comment je fais ?
- C'est à vous les skis ?
- Oui.
- Pouvez-y-aller, la couche est lourde et tassée.
- Mais il n'y a pas de traces ?
- Savez pas faire ?
- Heu, oui.
- Faites !"
Et me voilà parti. La neige, c'est doux, c'est confortable, mais ça monte pas vite quand c'est épais. Et je monte, je monte. Station intermédiaire du Tremplin. Pas d'énneigée, effectivement le tram ne risquait pas de venir jusqe là... Maintenant, c'est le brouillard qui m'enveloppe. Heureusement, ils ont planté des arbres, ça permet de se repérer. Mais bon, pas grand chose à voir, je visite le coin, trouve une grande piste de ski, remonte un peu, et puis non, c'est trop mouillé.
Je fais un petit tour dans la foret, peut-être des champignons, et retourne au terminus. Je regarde dans ma tête, ouf, le tram est toujours là. Allez hop, je monte et je redescend, heureusement que mon billet est un aller-retour. Et, ô surprise, le tram me pose directement à la maison. Me reste une moitiée de nuit pour rêver de tout ça.

PianPian dans le canard de Grenoble...

Tout chaud sorti des presses, le voila donné aux grenoblois avec en 2ème de couverture, PianPian ridant vers le col de Porte... La classe!

12 déc. 2007

Remise des prix du concours Changer d'approche de MW: le CR

Ce mardi 11 Décembre 2007, l'association Mountain Wilderness avait donné rendez-vous aux personnes ayant participé au concours Changer d'approche afin de faire la remise des prix. Pour ce concours, il fallait réaliser une sortie en montagne en laissant la voiture au garage: privilégier les transports en commun pour voyager. Au travers des différents récits, le vélo est apparu comme un complément utile pour atteindre des lieux non désservis. Plusieurs sports de montagne étaient représentés: alpinisme, escalade, ski de randonnée, randonnée pédestre et VTT.

Voici un des récits de voyage qui m'a plu. Un couple habitant en Savoie et féru de grimpe est parti dans les Pyrénées afin d'escalader une face. En temps normal pour les habitants du coin, ce sont des voies où une seule journée suffit: 1heure de voiture, 45mn d'approche, une journée de grimpe puis retour au bercail. Eux ont mis 15 jours. Le deal était simple: ne pas prendre la voiture. Ils ont rejoint les Pyrénées via le train, leur vélo et leurs jambes. L'impression de "partir en expédition" ressortait de ce récit: préparation minutieuse des "bagages", puis une fois sur place répérage des voies, attente de la fenêtre météo, puis ascension, puis retour au camp de base.

Du côté ski de randonnée, les véloskieurs récompensés ont trouvé un public interessé et prêt a essayer. Deux traversées de Belledonne (départ Chamrousse, retour Prapoutel via le bus) étaient également primées ainsi qu'un week end de 3 jours à Chamonix par des parisiens surmotivés venus en train couchette.

Bref, que de sympatiques sorties montagne pensées pour le sans voiture. L'itinéraire choisi est fonction de son accessibilité par un mode de déplacement "doux".